Assurance-emploi
LE GOUVERNEMENT CONSERVATEUR SE TROMPE ENCORE DE CIBLE
-Louis Plamondon
Ottawa, le 27 mars 2009 – «Le gouvernement de Stephen Harper tente d’améliorer à
la pièce le système d’assurance-emploi alors que c’est une refonte complète qui
doit être appliquée à ce système devenu non seulement inadapté et inéquitable,
mais également trop complexe. Ce dont les Québécoises et les Québécois ont besoin
dès à présent, et particulièrement dans le contexte de la présente crise
économique, c’est un système qui offrira des prestations à plus de travailleurs au
chômage. Actuellement, à peine 46 % des travailleurs au chômage reçoivent des
prestations. On doit également mettre fin au délai de carence, afin de permettre à
ces gens de disposer immédiatement de liquidités», a déclaré le député de
Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, Louis Plamondon.
Le député a rappelé que le Bloc Québécois a déposé deux projets de loi visant
entre autres à établir un seuil minimal d’admissibilité uniforme à 360 heures pour
tous, à hausser le taux des prestations à 60 % et à abolir le délai de carence de
deux semaines pour ceux qui présentent une demande de prestations.
«L’argent annoncé cette semaine par la ministre Diane Finley n’améliore pas le
régime d’assurance-emploi puisqu’il est consacré à l’embauche de nouveaux
fonctionnaires qui tenteront de réparer les failles d’un système que les
conservateurs et les libéraux ont rendu ingérable. La ministre affirme également
son intention de reconduire pour une période indéterminée la prolongation de cinq
semaines des prestations. Mais cette dernière mesure n’aura qu’une portée
extrêmement limitée puisqu’à peine 25 % des prestataires se rendent jusqu’au bout
de leur période de prestations. L’élimination du délai de carence, elle,
profiterait à tous les prestataires en leur amenant immédiatement un chèque
supplémentaire», a continué le député de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour.
«Avec plus de 300 000 emplois perdus au cours de la dernière année, les
économistes sont unanimes : il faut injecter des liquidités dans l’économie. Or,
en plus de soulager quelque peu le fardeau des travailleurs qui se retrouvent au
chômage, l’argent supplémentaire versé en vertu de l’élimination du délai de
carence contribuerait concrètement à répondre à cet impératif. Malheureusement,
avec ce gouvernement c’est toujours la même rengaine. On a constamment
l’impression qu’il se demande pourquoi faire les choses simples quand on peut les
faire compliquées? » a conclu Louis Plamondon.
Renseignements : Bureau du député Louis Plamondon |
|
|
|