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Reconnaissance de la nation québécoise
DES GROUPES SOUVERAINISTES SE JOIGNENT AU BLOC QUÉBÉCOIS POUR RÉCLAMER DE STEPHEN HARPER DES GESTES CONCRETS

Montréal, le vendredi 20 juin 2008 – Après les quatre principales centrales syndicales du Québec, il y a une semaine, c’était au tour de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, des Intellectuels pour la souveraineté ainsi que du Conseil de la souveraineté du Québec d’exprimer leur appui aujourd’hui au Bloc Québécois dans leurs revendications afin d’obtenir du gouvernement fédéral une reconnaissance concrète de la nation québécoise.

Jean Dorion (Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal), Marilyse Lapierre (Intellectuels pour la souveraineté) ainsi que Gérald Larose (Conseil de la souveraineté du Québec) se sont joints au chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, afin de demander au premier ministre Stephen Harper de traduire en gestes la reconnaissance de la nation québécoise. Ils ont ainsi manifesté leur appui entier aux revendications du Bloc Québécois, qui mène actuellement des initiatives pour ménager au Québec des marges de manoeuvre en matière d’identité, de langue ainsi que de culture, afin de consolider en même temps que réaffirmer la vitalité de la nation québécoise.

« Les groupes qui sont représentés aujourd’hui, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les Intellectuels pour la souveraineté et le Conseil de la souveraineté du Québec, comptent parmi les observateurs les mieux placés pour s’exprimer sur les besoins de la nation québécoise afin que celle-ci soit en mesure d’assumer son épanouissement, et c’est pourquoi je suis si fier aujourd’hui de pouvoir compter sur leur appui », a commenté Gilles Duceppe.

Pour la protection de la langue française

« Au Québec, la loi 101 ne s’applique pas dans les entreprises sous juridiction fédérale. Or, la langue de travail au Québec, c’est le français. L’Office de la langue française ne peut rien faire lorsqu’un travailleur oeuvrant sous juridiction fédérale porte plainte, puisque la loi québécoise ne s’applique pas. C’est pourquoi le Bloc Québécois a proposé une modification au Code canadien du travail pour corriger la situation. Nous avons donc déjà déposé une motion en ce sens et le Parti conservateur de Stephen Harper l’a rejetée. Nous reviendrons à la charge pour que les entreprises sous juridiction fédérale soient soumises à la loi 101 », a expliqué Gilles Duceppe.

Pour l’épanouissement de la culture québécoise

« Dans les lois fédérales, la culture québécoise, ça n’existe pas. C’est pourquoi nous avons par ailleurs déposé un projet de loi permettant de transférer au Québec la maîtrise de ses télécommunications, comme le proposait d’ailleurs Lawrence Cannon lorsqu’il était ministre au sein du gouvernement Bourassa. Ceci fait, le Québec pourrait ainsi se doter d’un Conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications (CQRT) qui aurait sa propre réglementation en fonction des préoccupations et des intérêts de la nation québécoise », a-t-il enchaîné.

Pour le respect de l’identité québécoise

« Le multiculturalisme canadien rejette l’idée d’une culture commune en encourageant la coexistence de multiples cultures. C’est le fractionnement de la société en une multitude de solitudes. Au Québec par contre, on mise sur l’interculturalisme comme modèle d’intégration, une façon de faire qui pose aux personnes immigrantes l’exigence de l’apprentissage du français comme langue commune, qui insiste sur la

nécessité de respecter les valeurs communes et qui reconnaît en contrepartie le pluralisme culturel. Le gouvernement de Stephen Harper a eu la chance de tendre la main au Québec lorsque le Bloc Québécois a soumis cette semaine son projet de loi qui aurait permis au Québec de se soustraire aux exigences de la Loi sur le multiculturalisme canadien, mais il a repoussé cette occasion en votant contre le projet de loi. Encore une fois, les conservateurs nous ont ainsi montré que leur prétendue ouverture à l’endroit du Québec n’est que pur opportunisme », a repris Gilles Duceppe.

Une solidarité pour la cause du Québec

Pour le président général Jean Dorion, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal considère de son devoir de manifester aujourd’hui sa solidarité envers le Bloc Québécois dans sa bataille autour de dossiers prioritaires pour l’épanouissement de la nation québécoise. « Le Bloc Québécois a poussé le gouvernement fédéral dans ses derniers retranchements pour obtenir la reconnaissance de la nation québécoise mais jusqu’ici cette reconnaissance est demeurée purement symbolique. Aux dernières élections, par exemple, M. Harper avait promis que, s’il était élu, le Québec pourrait siéger à l’Unesco, et y parler de sa propre voix dans les domaines de sa compétence, comme il le fait à l’Organisation internationale de la Francophonie. La promesse s’est finalement soldée par la nomination d’un fonctionnaire québécois au sein de la délégation canadienne, fonctionnaire à qui il est interdit de dire quoi que ce soit qui diffère des positions canadiennes », souligne Jean Dorion.

« Lorsqu’il a identifié le Québec à titre de nation, le premier ministre Harper a reconnu que les problématiques auxquelles le Québec est confronté ne sont pas les mêmes que celles des provinces canadiennes. Or, pour faire face à ces défis, la nation québécoise doit être en mesure de maîtriser tous les instruments qui contribuent à son épanouissement, au même titre que la nation canadienne maîtrise les siens. Voilà pourquoi je suis ici aujourd’hui au nom des Intellectuels pour la souveraineté, pour appuyer l’action du Bloc Québécois, afin que la reconnaissance de la nation du Québec se traduise au-delà des mots », a enchaîné la parole des Intellectuels pour la souveraineté, Marilyse Lapierre.

« Nous avons nos propres façons de faire les choses au Québec parce que nous sommes confrontés à une situation unique. La bataille parlementaire que se livrent le Bloc Québécois et le gouvernement conservateur illustre bien les problèmes engendrés par le cadre fédéral canadien. Le Québec s’épanouit quand il a ses coudées franches. L’histoire en témoigne. Or, encore aujourd’hui, les Québécois doivent gaspiller un temps précieux et des énergies folles pour seulement obtenir le droit de mener leur développement comme bon leur semble. C’est aberrant », a repris pour sa part le porte-parole du Conseil de la souveraineté du Québec, Gérald Larose.

Le 24 juin, on fête notre nation!

Le chef du Bloc Québécois a enfin profité de l’occasion pour rappeler que l’équipe du Bloc Québécois sera mobilisée au cours de toute la prochaine fin de semaine afin de souligner en grand la Fête nationale des Québécois. Les députés participeront ainsi à de nombreuses activités dans le cadre de l’opération Le 24 juin, on fête notre nation! En plus des publicités dans les divers médias, quelque 65 000 autocollants et des milliers de cartes postales seront également distribués à cette occasion dans le but d’inciter les gens à célébrer comme il se doit leur fierté nationale.

Renseignements :
Karine Sauvé, attachée de presse du chef Cabinet du chef du Bloc Québécois

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Adoption du projet de loi C-207 du Bloc Québécois pour un crédit d’impôt aux jeunes diplômés
« LES CONSERVATEURS DOIVENT ACCEPTER LE VERDICT DE LA CHAMBRE » - Louis Plamondon

Ottawa, le mardi 10 juin 2008 – « Le Bloc Québécois se réjouit de l’adoption de son projet de loi, qui vise à accorder un crédit d’impôt d’un maximum de 8 000 $ à un jeune diplômé décidant d’aller travailler dans une région en difficulté économique et démographique. Ce n’est un secret pour personne, les jeunes des régions vont étudier dans les grands centres et bon nombre d’entre eux décident d’y rester. Par le fait même, les régions éprouvent de grandes difficultés à conserver leur vitalité économique. Avec C-207, il serait possible de freiner l’exode massif dont souffrent terriblement plusieurs villes et villages du Québec et du Canada. Il faut donc que les conservateurs acceptent le verdict des parlementaires et qu’ils ne fassent rien pour bloquer le projet de loi qui, on le voit bien avec la loi semblable adoptée par Québec, aurait un impact très positif sur les régions», a affirmé le député de Bas-Richelieu--Nicolet--Bécancour, Louis Plamondon.

«Les régions qui ne dépendent que d’un seul type d’industrie, notamment les régions qui vivent de l’industrie forestière, sont durement touchées depuis plusieurs années, et sont donc très vulnérables. Pour les aider, il faut y développer de nouvelles entreprises dans d’autres domaines. Cela ne peut se réaliser sans le retour des jeunes en région et surtout sans des mesures qui viendraient les encourager à s’y installer», a ajouté le député

«C-207 est un excellent moyen de favoriser les régions et de maintenir leur dynamisme en stoppant l’hémorragie démographique de ces milieux; la difficulté, pour les entrepreneurs, d’attirer une main-d’œuvre qualifiée dans les régions éloignées nuit à l’ouverture d’entreprises de pointe et de transformation. Ce projet de loi leur permettrait d’aller chercher la main-d’œuvre qualifiée dont ils ont besoin», a-t-il expliqué.

Un soutien aux jeunes professionnels
«Le projet de loi C-207 propose des mesures efficaces qui ont fait leurs preuves pour aider les jeunes diplômés à retourner en région et ainsi contribuer à relancer leur économie. Loin d’engendrer une discrimination sur le dos des diplômés des grands centres, ce projet de loi propose une solidarité entre ces derniers et le développement d’une économie du savoir en région» a-t-il aussi soutenu.

«Un crédit d’impôt de 8 000 $ permettrait notamment aux jeunes diplômés de rembourser leur dette d’études ou d’accéder à la propriété. L’expérience du Québec nous prouve que ces mesures auront un impact direct pour contrer l’exode des jeunes professionnels. Si le gouvernement a à cœur la sauvegarde de nos régions, il a la responsabilité de faire en sorte que le projet de loi passe toutes les étapes qu’il lui reste à franchir », a encore tenu à faire valoir Louis Plamondon.

«L’économie des régions est menacée. La relève s’en allant vers les villes, elles risquent de voir leur économie continuer à s’étioler de façon inquiétante et d’avoir du mal à s’en remettre. En plus de saper le modèle de développement économique du Québec en coupant le financement accordé aux OBNL, les conservateurs ont voté contre le projet de loi C-207. Si ce n’était que d’eux, les régions seraient bien mal prises. Or, les conservateurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de la Chambre, de se montrer bons joueurs et de prendre les choses en main pour aider les régions. Il n’y a plus de temps à perdre », a conclu le député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour.

Renseignements : Bureau de Louis Plamondon

 

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