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« Le Bloc Québécois présente sa phase 2 du
plan de relance: il faut agir maintenant pour contrer la
crise économique » – Louis Plamondon
Ottawa, mardi 12 mai 2009 – « Il est temps
d’agir. Il est temps d’agir maintenant. Depuis le dépôt du
budget conservateur en janvier, la situation économique
s’est beaucoup détériorée. Les prévisions sur lesquelles
était conçu le budget conservateur sont complètement
dépassées. En effet, depuis janvier, il s’est perdu
273 000 emplois au Canada et, selon l’OCDE, il y aura 2
millions de chômeurs en 2010 », a déclaré le député de
Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour, Louis Plamondon lors de la
présentation de la phase 2 du plan de relance du Bloc
Québécois visant à contrer la crise économique.
« Il faut donc donner un
grand coup pour élargir l’accès à l’assurance-emploi,
bonifier les prestations et accélérer le traitement des
demandes. Au Québec, le secteur forestier est en crise et le
secteur manufacturier en sérieuse difficulté. Par ailleurs,
si rien n’est fait du côté de la réduction de notre
dépendance au pétrole, nous allons nous retrouver, au
lendemain de la crise, avec ce boulet accroché au pied », a
repris le député.
« En espérant que leur
plan économique finisse par fonctionner, les conservateurs
vivent dans la pensée magique. En appuyant systématiquement
les conservateurs et en refusant de faire des propositions,
les libéraux laissent tomber les gens et les entreprises. Et
c’est la raison pour laquelle le Bloc Québécois propose un
plan économique de 32 milliards de dollars sur deux ans. Il
est maintenant temps d’agir », a-t-il poursuivi.
Le gouvernement
conservateur a la marge de manœuvre financière
Le Directeur parlementaire
du budget prévoyait, en mars, une baisse de 2,3 % du PIB en
2009. La semaine dernière, la Banque du Canada prévoyait une
baisse de 3 %. Du côté des emplois, les conservateurs
prévoyaient des pertes de 90 000 emplois en 2009. Or, la
réalité, c’est qu’en 3 mois, on a perdu 273 000 emplois.
« Il y a donc péril en la
demeure, il faut agir et le gouvernement fédéral a les
moyens de le faire. Le Canada est le pays le moins endetté
du G7 et celui qui prévoit les déficits les moins élevés.
Dans son rapport d’avril 2009 sur les perspectives de
l’économie mondiale, le Fonds monétaire international
souligne que l’efficacité de la politique monétaire est
limitée dans le cas d’une récession couplée à une crise
financière et qu’il est nécessaire, pour les pays qui en ont
les moyens, de prendre de nouvelles mesures budgétaires.
C’est le cas du Canada qui a le devoir d’agir maintenant »,
a continué monsieur Plamondon.
Un plan qui poursuit
quatre objectifs
Le nouveau plan de relance
du Bloc Québécois poursuit quatre objectifs :
-
Resserrer le filet
social et redonner confiance;
-
Stimuler l’emploi et
l’investissement;
-
Appuyer le Québec et
les provinces;
-
Stimuler les dépenses
stratégiques – réduction de la dépendance au pétrole.
« Notre priorité, c’est
d’aider les gens à passer à travers la crise, ce qui
signifie des dépenses de 13,9 milliards de dollars. L’OCDE
suggère aux pays qui en ont les moyens, de soutenir le
revenu des travailleurs qui perdent leur emploi et la
meilleure façon de le faire, c’est par le régime
d’assurance-emploi. Nous proposons donc une nette
amélioration du régime afin d’accroître l’accès pour tous
les gens qui perdent leur emploi. Nous estimons qu’avec ces
changements, 148 000 personnes de plus y auront accès chaque
année. En outre, avec l’abolition du délai de carence, les
chèques pourront être envoyés dans un délai de moins de 14
jours. Au total, avec ce plan, c’est 7,9 milliards sur 2 ans
qui iront dans les poches des sans emploi et dans
l’économie », a affirmé Louis Plamondon.
« Nous proposons également
d’aider les personnes les plus mal prises avec des
investissements de 6 milliards de dollars, à commencer par
les personnes âgées en augmentant de 110 $ par mois les
versements du Supplément de revenu garanti. Pour les
familles de la classe moyenne, nous proposons de doubler le
crédit d’impôt pour la TPS pour 2009 », a fait valoir le
député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour.
« Nous proposons par
ailleurs une série de mesures destinées à soutenir et à
stimuler l’emploi et l’investissement. En tout, nous
proposons des investissements de 7 milliards de dollars, la
plupart des mesures étant destinées aux secteurs
manufacturier et forestier », a enchaîné le député.
« Nous proposons également
des investissements de 8 milliards de dollars pour aider le
Québec et les provinces à maintenir les services essentiels
pour la population. Ce n’est jamais une bonne idée, mais
c’est le pire moment pour couper les vivres au Québec comme
le font les conservateurs en traficotant la péréquation en
faveur de l’Ontario et en multipliant les iniquités comme ce
refus de compenser le Québec pour l’harmonisation des taxes
de vente. Nous demandons que les transferts pour l’éducation
soient rétablis à leur niveau de 1994, à la fois pour
stimuler l’économie, aider le Québec et les provinces et
préparer l’avenir », a repris Louis Plamondon.
« Finalement, nous
proposons des investissements stratégiques de 3,6 milliards
de dollars en vue de réduire notre dépendance au pétrole et,
du même coup, nos émissions de gaz à effet de serre », a
poursuivi monsieur Plamondon.
Des mesures qui nous
évitent un déficit structurel
« Une bonne partie de nos
mesures sont ponctuelles, ce qui n’occasionne aucun risque
de déficit structurel. Pour ce qui est de
l’assurance-emploi, nous prévoyons des dépenses
supplémentaires de 4,4 milliards de dollars par année et le
gouvernement pourra ramener les cotisations au point
d’équilibre dès que la reprise sera là. Finalement, pour ce
qui est des dépenses récurrentes, elles seront couvertes par
la hausse naturelle des revenus du gouvernement fédéral
quand la reprise économique surviendra. En somme, avec le
plan du Bloc Québécois, le Canada demeurera bien moins
endetté que la grande majorité des pays développés », a
conclu Louis Plamondon.
Renseignements : Bureau du
député Louis Plamondon |