Discours
du Trône
«Malgré
la crise, stephen harper demeure insensible aux demandes et aux besoins du québec»
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Louis Plamondon
Ottawa, le jeudi 20 novembre 2008 – « Stephen
Harper avait promis un discours axé sur les actions à prendre pour soutenir
l’économie. Or, non seulement le premier ministre ne s’est pas montré à la hauteur
de ses promesses, mais le discours du Trône nous montre à quel point ce
gouvernement reste insensible aux effets de la crise sur la population québécoise
et l’économie. C’est plus que décevant : c’est inacceptable », a lancé aujourd’hui
le député de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, Louis Plamondon en commentant le
discours du Trône livré cette semaine.
« Stephen Harper détourne simplement le regard
face aux problèmes des secteurs manufacturier et forestier. Il promet ainsi de
continuer comme si de rien n’était alors que la situation est désastreuse. Son
discours du Trône n’évoque aucun engagement pour bonifier l’assurance-emploi ou
pour créer un programme de soutien aux travailleurs âgés. Il n’y a même pas une
ligne sur l’aide qui est nécessaire aux retraités affectés par la crise
financière. La crise a déjà entraîné des milliers de pertes d’emploi, mais le
gouvernement nous fait la preuve aujourd’hui qu’il n’a que faire des problèmes de
ces personnes qui se retrouvent démunies », poursuit monsieur Plamondon.
De nombreux irritants pour le Québec
Toujours selon le député
Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, le discours du Trône démontre également que, près
de trois ans après son arrivée au pouvoir, Stephen Harper n’a toujours rien
compris aux priorités et aux valeurs du Québec. Le discours livré aujourd’hui
multiplie les irritants et s’inscrit ainsi à l’encontre des demandes maintes fois
exprimées des consensus québécois et de l’Assemblée nationale du Québec :
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Il persiste avec les coupes en culture et contre les organismes de développement
économique; |
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Il persiste dans sa volonté d’imposer une loi répressive contre les jeunes
contrevenants et de démanteler le registre des armes à feu; |
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Il persiste à vouloir créer une commission fédérale des valeurs mobilières; |
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Il ne mentionne même pas le mot Kyoto; |
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Il persiste à vouloir réduire le poids politique du Québec; |
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Il promet de multiplier les intrusions dans les compétences du Québec comme en
santé et en éducation; |
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Rien sur le déséquilibre fiscal, des affirmations visiblement fausses sur les
transferts pour l’éducation et la volonté de plafonner la péréquation; |
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Il veut soutenir le secteur de l’énergie nucléaire et poursuivre les achats
militaires sans aucune balise; |
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Il refait encore les mêmes promesses à propos du pouvoir fédéral de dépenser,
avec une formule déjà rejetée par le Québec. |
« Ce discours du Trône est à l’image du
dernier congrès conservateur, c’est-à-dire un discours idéologique. Il ne tient
aucunement compte des intérêts ou des valeurs du Québec. Stephen Harper nous
montre en outre qu’il n’est pas prêt à faire preuve davantage d’ouverture que par
le passé, et que, en somme, il n’a tiré aucune leçon du résultat des élections
fédérales au Québec», a conclu Louis Plamondon.
Renseignements :
Bureau du député Louis Plamondon