Tournée du Bloc Québécois sur les prix de l’essence
« Il est grand temps que les conservateurs se décident à protéger
les consommateurs » – Louis Plamondon
Sorel, le mercredi 6 août 2008 – « Au Canada, le gouvernement conservateur a les
deux pieds coincés dans le bitume. Les consommateurs, eux, en ont assez de le voir
faire des pieds et des mains pour satisfaire les pétrolières. Ces magnats de la
pompe engrangent des profits exorbitants sur le dos des consommateurs, qui sont en
quelque sorte prisonniers de l’industrie. Ça ne peut plus continuer comme ça,
c’est complètement injustifié.
Il y a des solutions, à court terme, d’une part, mais il existe aussi des
solutions de rechange à l’utilisation du pétrole, qui s’attaqueraient, à long
terme, aux problèmes auxquels nous faisons face actuellement. Il faut y voir dès
maintenant », a lancé le député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour, Louis
Plamondon, en compagnie de Frédéric Quintal, de l’association L’essence à juste
prix, qui participe à la tournée du Bloc Québécois visant à sensibiliser la
population québécoise sur les actions que doit prendre sans plus tarder le
gouvernement pour contrer la hausse démesurée des prix de l’essence.
Des solutions à court terme
« Depuis le début de l’année, les prix de l’essence ont augmenté de 40 %. Ils sont
passés en moyenne de 1,08 $ en janvier à 1,28 $ en avril pour atteindre plus de
1,40 $. Encore vendredi dernier, les prix de l’essence ont connu une hausse
substantielle de 15 cents dans la région métropolitaine, sans aucune
justification, sauf le dernier week-end de la construction! Le Bloc Québécois a
identifié trois solutions pour faire en sorte que les automobilistes ne soient
plus pris en otage par une industrie qui se soucie bien peu de leurs intérêts. En
lui imposant des mesures disciplinaires, en la mettant à contribution et en
diminuant notre dépendance au pétrole, nous pourrons renverser la vapeur et
rééquilibrer les choses en faveur des consommateurs », a déclaré Louis Plamondon.
Donner des dents à la Loi sur la concurrence
« L’enquête menée par le Bureau de la concurrence, qui a conduit à l’accusation
d’un certain nombre d’individus et d’entreprises pétrolières, montre bien qu’il y
a de la collusion dans la fixation des prix à la pompe. Elle a démontré les
limites d’action du Bureau de la concurrence et plaide en faveur du projet de loi
C-454 du Bloc Québécois, qui permettrait de mieux outiller le Bureau afin qu’il
n’ait pas à attendre une plainte avant de mener enquête. Nous aurions voulu que le
projet de loi entre en vigueur avant l’été, mais libéraux et conservateurs ont
préféré s’opposer », a encore expliqué Louis Plamondon.
Faire contribuer l’industrie
« Alors que les prix de l’essence ne cessent d’augmenter, autant le gouvernement
conservateur que son prédécesseur libéral persistent à accorder des avantages
indécents aux pétrolières qui jouissent notamment, grâce à ces largesses, de
baisses d’impôt faramineuses, de déductions accélérées pour l’amortissement et de
subventions au stockage du carbone qui provient des hydrocarbures. Pourquoi les
contribuables devraient-ils également payer pour ces cadeaux complètement
injustifiés en plus de subir des hausses de 40 % depuis le début de cette année? »
a plaidé Frédéric Quintal.
Pour une révolution énergétique et environnementale au Québec
« À terme, une diminution de la dépendance au pétrole signifie bien plus que de
simples économies pour les consommateurs : elle représente surtout une diminution
importante des émissions de gaz à effet de serre (GES) que produisent les
Québécois, ce qui ferait, en outre, que les entreprises québécoises pourraient
vendre leurs crédits de carbone excédentaires. Mais pour que cela se fasse, il
faudrait d’abord que le gouvernement conservateur se décide à fixer des cibles de
réduction absolues, en prenant 1990 comme année de référence, ce qu’il refuse
toujours de faire, par complaisance envers l’industrie pétrolière de l’Ouest, au
détriment des intérêts du Québec », a poursuivi le député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour.
« Il faut que le gouvernement intervienne maintenant pour défendre la population
québécoise et canadienne. La situation actuelle est intenable pour tous les
consommateurs, et elle est causée par l’inaction du gouvernement. Aux yeux de tous
ceux qui doivent payer des sommes exorbitantes pour pouvoir se déplacer, le
gouvernement est coupable d’un laisser-aller outrancier qui permet aux pétrolières
d’agir à leur guise. On comprend bien leur ras-le-bol : le gouvernement
l’entendra-t-il? On le souhaite. Après tout, sa raison d’être n’est pas de
défendre les intérêts privés au détriment des électrices et des électeurs qu’il
est censé représenter d’abord et avant tout », a conclu Louis Plamondon.
Renseignements : Serge Bouchard, attaché de presse
Cabinet du chef du Bloc Québécois |
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