Mise à jour économique :
Cet énoncé aurait pu être un courriel
Le député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak, Louis
Plamondon, a déploré une mise à jour économique qui ne
répond pas aux crises des tarifs, de la hausse du coût de la
vie et des changements climatiques, en plus d’ignorer
chacune de ses 11 demandes au bénéfice du Québec.
« Cette mise à jour économique
aurait dû répondre à la nouvelle méthode de calcul des
tarifs américains. Elle aurait dû mieux soutenir les
Québécois, notamment face au coût de la vie. Elle aurait dû
marquer un retour à la réalité des libéraux face aux
changements climatiques, qui existent toujours.
Malheureusement, cet énoncé aurait pu être un courriel.
Hormis une baisse du déficit pour l’année dernière, lesweb@kapricom.comperspectives
financières demeurent les mêmes. Les maigres mesures
législatives présentées ne concernent que des annonces du
budget de l’automne dernier. Aucune des 11 demandes du Bloc
Québécois ne trouve réponse. Bref, Mark Carney n’a rien de
neuf à offrir aux Québécois », a déploré Le
député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak.
Quelle crise tarifaire?
L’énoncé économique 2026 ne tient pas compte de la révision
du mode de calcul des tarifs par Washington, qui impose
maintenant des droits de douane de 25 % sur la valeur totale
des produits contenant de l’acier ou de l’aluminium. Le
premier ministre Mark Carney s’était pourtant engagé à venir
en aide aux entreprises face à ce nouvel assaut économique
de Washington. « Le Bloc Québécois
demandait des mesures d’aide, à commencer par une subvention
salariale pour éviter une éventuelle vague de mises à pied.
Ottawa n’en a même pas tenu compte. Nous demandions
également de l’aide financière à l’industrie forestière pour
contrer les droits compensateurs et antidumping, qui se
trouve elle aussi ignorée. Nous réclamions la relance d’un
chantier de réforme globale de l’assurance-emploi, mais
c’est une fin de non-recevoir. Quant aux médias, mis à mal
par les géants américains du numérique, le gouvernement
Carney se contente d’offrir une éventuelle consultation sur
la possibilité d’élargir, peut-être, le crédit d’impôt pour
la main-d’œuvre journalistique. Ottawa rate complètement la
cible », a dénoncé le député M. Plamondon.
Soutenir les Québécois
« Nous exigions une
bonification des pensions de vieillesse des 65 à 74 ans pour
tenir compte du coût de la vie en hausse. Nous exigions que
le fédéral s’engage à long terme à maintenir intégralement
son financement de la santé plutôt que couper sa
participation dès 2028-2029. Nous exigions le remboursement
des Québécois pour l’accueil généreux des demandeurs d’asile
et pour les 814 millions en chèques de fausse remise carbone
payés par les Québécois, mais versés seulement aux Canadiens
durant les élections. Ottawa n’en tient pas compte »,
a démontré M. Plamondon.
Les énergies fossiles avant tout
Le député M. Plamondon analyse que le gouvernement Carney
continue de fuir ses responsabilités en matière
d’environnement. « Le Bloc
Québécois exigeait la fin des subventions aux énergies
fossiles, au moment même où les pétrolières et gazières font
des profits records à cause de la guerre en Iran. Non
seulement le gouvernement n’en annule aucune, mais il
prolonge les crédits d’impôt d’une valeur totale de 14,5
milliards pour le captage de carbone et il les élargit pour
couvrir la récupération assistée du pétrole, ce qui
permettra d’extraire plus de pétrole bitumineux. Il met en
œuvre une nouvelle subvention de 640 millions pour les
installations de gaz naturel liquéfié. Sans compter les 25
milliards de fonds publics dans ce que les libéraux
appellent leur fonds « souverain », qui permettra de
financer des projets pétroliers et gaziers, dont le contrôle
risque d’être entre les mains du premier ministre, mais dont
les détails demeurent toujours inconnus. En plus, Ottawa
maintient également sa coupe de cinq milliards de dollars
dans le financement du transport collectif. Les libéraux
continuent leur course folle vers le mur en matière de
changements climatiques », a-t-il vertement
dénoncé.
« Ce premier exercice financier de
Mark Carney en tant que premier ministre majoritaire
n’annonce rien de bon pour la suite. Il trouve le moyen de
ne pas tenir compte des crises actuelles, notamment la crise
tarifaire aggravée par le nouveau calcul des droits de
douane par les Américains en vertu duquel près de 60 % des
exportations du Québec vers les États-Unis sont maintenant
affectées. Il ne tient pas non plus compte des propositions
pertinentes de l’opposition. Le Bloc Québécois devra
continuer de porter avec encore plus d’insistance les
demandes et les aspirations de la nation québécoise »,
a conclu M. Plamondon
Source : Bureau du député Louis
Plamondon
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