Reculs d’Ottawa sur la réglementation sur les pesticides :
Les lobbys avant la santé et
l’environnementOttawa, le 20 octobre 2026 – Le
député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak, M. Louis
Plamondon, dénonce les nouveaux reculs du gouvernement
libéral dans l’encadrement des pesticides qui soulèvent de
sérieuses inquiétudes pour la santé publique et
l’environnement. Le projet de loi C-31 met fin à la
réévaluation obligatoire des pesticides tous les 15 ans, qui
serait désormais conditionnelle à l’identification de
risques accrus par Santé Canada. Le député rappelle qu’en
juin dernier, Ottawa s’est déjà donné le pouvoir, dans le
cadre du projet de loi C-30, de réautoriser des pesticides
dont les risques environnementaux avaient été jugés
inacceptables, au nom de la sécurité économique ou
alimentaire.
« Avec ces nouvelles dispositions
qui suppriment la réévaluation obligatoire des pesticides
afin de la rendre conditionnelle à l’existence de risques
déterminée par Santé Canada, les libéraux poursuivent leur
déréglementation du monde des pesticides entamée en juin
dernier. Ottawa a choisi son camp : celui des lobbys du
monde agrochimique avant les préoccupations légitimes que
représente l’usage des pesticides pour la santé des gens et
pour l’environnement. Le Bloc Québécois n’est pas seul à
être préoccupé par ces reculs répétés du gouvernement :
plusieurs scientifiques et organismes se joignent à
l’opposition et plus de 13 000 personnes ont signé la
pétition e-7742 que je parraine, qui demande que les
libéraux reculent sur ces changements à la Loi
antiparasitaire et appuient plutôt leurs décisions sur la
science. », avise M. Plamondon.
Ce dernier recul prévu au projet de loi C-31 fait suite à
d’autres reculs adoptés dans le projet de loi C-30 en juin
dernier que le Bloc Québécois avait alors qualifié de plus
important recul en matière d’encadrement des pesticides
depuis l’adoption de la Loi sur les produits
antiparasitaires en 2002.
« En 15 ans, la science évolue,
avance et en réévaluant les pesticides avec les meilleures
connaissances à jour, nous garantissons que la santé et le
respect de l’environnement demeurent prioritaires. Si Ottawa
peut effectivement agir afin de limiter les délais liés à
cette réévaluation, tout supprimer et miser sur une
déréglementation qui ne sourira qu’aux géants du monde
agrochimique n’est pas une option. On connaît la proximité
des lobbys de l’agrochimique avec les libéraux, eux qui
avaient carrément participé à la rédaction d’une réforme
fédérale sur les OGM. Ces nouveaux reculs sont inquiétants
et nous demandons au gouvernement de reculer et de placer la
santé et l’environnement avant leurs copains du monde
agrochimique. », conclut le député de Bécancour –
Nicolet – Saurel – Alnôbak.
Bureau du député Louis Plamondon |