Viabilité de nos entreprises face aux tarifs américains :
Crise des médias : Ottawa doit ouvrir des
portes plutôt que d’en fermer
Ottawa, le 14 mai 2026 – Alors que le milieu de la culture
et des médias continue de vivre les effets dévastateurs de
la perte des revenus publicitaires accaparés par les géants
du web, le Bloc Québécois demande au gouvernement fédéral de
soutenir le secteur culturel et de l’information québécois.
Le député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak, Louis
Plamondon interpelle le gouvernement libéral quant à
l’urgence que requiert la situation, en lui réclamant
d’ouvrir des portes plutôt que d’écarter des pistes de
solution d’emblée comme il le fait actuellement.
« Cela fait maintenant près de 10
ans que le Bloc Québécois sonne l’alarme sur le danger qui
guette les secteurs culturels et de l’information. Ce sont
non seulement des milliers d’emplois qui sont en jeu, mais
carrément la survie de la culture québécoise. En refusant
d’emblée d’avoir une quelconque discussion sur le partage du
contenu publicitaire sur les plateformes de Radio-Canada et
en maintenant leur refus d’imposer une taxe de 3 % sur les
revenus des géants du numérique, les libéraux se butent et
dessinent un destin dramatique pour la culture et le monde
de l’information québécois. », avise le député,
M. Plamondon.
Questionné par les médias, le bureau du ministre
responsable, Marc Miller, a refusé d’ouvrir la voie à une
diminution du contenu publicitaire à Radio-Canada. Les
libéraux ont aussi reculé devant l’administration américaine
en juin dernier, en abolissant la taxe sur les services
numériques qui devait générer des revenus de plus de 7
milliards sur cinq ans en imposant les GAFAM.
« Le monde des médias et de la
culture est en crise et il est temps d’envisager toutes les
solutions. Ottawa doit sortir de son mutisme et se saisir de
l’urgence actuelle en ouvrant la porte à une redéfinition du
mandat de Radio-Canada et en rétablissant rapidement la taxe
sur les services numériques, comme l’ont fait plus d’une
dizaine de grands pays à travers le monde, parmi lesquels on
compte la France, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espagne.
Nous demandons que ces revenus soient ensuite redistribués
afin d’aider ceux qui pâtissent des géants du web, au
premier chef le secteur culturel et de l’information. Nous
ne pouvons simplement abandonner les médias privés, leurs
artistes et leurs artisans. C’est la culture québécoise qui
est en jeu et rester les bras croisés n’est pas une option.
», conclut le député de Bécancour – Nicolet –
Saurel - Alnôbak.
Source : Bureau du député Louis
Plamondon
Bureau du député Louis Plamondon |