Chute de la part francophone au Fonds pour les nouvelles
locales indépendantes :
Une menace à la survie de l’information
régionale francophone
Ottawa, le 14 avril 2026 – Le député de Bécancour – Nicolet
– Saurel – Alnôbak, Louis Plamondon dénonce l’impact de
l’admissibilité des stations du groupe Corus au Fonds pour
les nouvelles locales indépendantes (FNLI) qui réduit
significativement la part de financement attribuée aux
médias francophones. Estimant que cette chute des revenus
constitue une menace grave à l’accès à une information
locale et régionale de qualité, en français, il somme Ottawa
d’intervenir.
Créé en 2016, le FNLI vise à soutenir la pérennité des
nouvelles locales face à la baisse des revenus publicitaires
engendrée par l’arrivée des GAFAM.
« Le Fonds est une source de
financement vitale pour les stations de télévision
traditionnelles privées qui offrent des nouvelles et de
l’information qui reflètent la réalité locale. À l’heure
actuelle, 19 stations de télé appartenant à neuf différents
groupes de propriété indépendants reçoivent du financement
du Fonds. Or, voilà que le CRTC a autorisé, en juin 2025,
l’admissibilité au Fonds de 15 stations anglophones du
groupe Corus en justifiant sa décision par le fait que la
loi oblige désormais les entreprises numériques à contribuer
au système de radiodiffusion, notamment au FNLI. Mais les
GAFAM refusent de faire leur juste part pour soutenir nos
médias d’information. Les sommes disponibles sont donc
nettement insuffisantes pour l’ensemble des bénéficiaires du
FNLI avec, pour conséquence, une réduction catastrophique de
la part de financement disponible pour les médias
francophones. Notre demande à Ottawa est donc claire : il
faut renflouer temporairement le Fonds pour les nouvelles
locales indépendantes pour permettre à nos médias de
survivre, tant que les GAFAM ne contribueront pas au système
de radiodiffusion canadien qu’elles vampirisent sans
scrupule », avise le député, M. Plamondon.
« En 2023 2024, les deux seuls
groupes francophones admissibles au FNLI, RNC Média et Télé
Inter Rives, ont reçu environ 26 % du financement total.
Avec l’arrivée de Corus, ces groupes francophones n’ont reçu
qu’environ 14 % du Fonds pour 2024 2025, soit 8,1 M$ sur 58
M$. À l’inverse, près de 86 % du Fonds appuierait des
services de langue anglaise, principalement en raison du
poids des stations Global de Corus. Une répartition qui est
manifestement inéquitable et qui suscite de vives
inquiétudes pour la survie de nos médias francophones »,
dénonce le député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak.
« C’est la mission même de nos
médias régionaux francophones d’assurer une information
régionale et nationale vitale à la santé de nos démocraties,
mais cette mission est mise en péril par ces pertes de
revenus. S’il faut bonifier temporairement le FNLI, nous
réitérons aussi la nécessité d’élargir le crédit d’impôt
pour la main-d’œuvre journalistique aux radios et télés,
comme l’a fait Québec au dernier budget. Ottawa ne doit pas
se faire complice du démantèlement d’une industrie
médiatique francophone. Le Bloc y veillera »,
conclut M. Plamondon.
Bureau du député Louis Plamondon |