Programme de mobilité de la main-d’oeuvre :
Ottawa en plein chantage financier
Ottawa, le 14 janvier, 2025 –
Le député de Bécancour –
Nicolet – Saurel – Alnôbak, Louis Plamondon,
dénonce le chantage financier du gouvernement
Carney qui souhaiterait utiliser l’argent des impôts des
Québécois pour dicter ses règles pancanadiennes en matière
de main-d’oeuvre, une compétence pourtant acquise au Québec,
en vertu de l’entente Canada-Québec sur le développement de
la main-d'oeuvre.
« Québec a ses propres défis en
matière de formation et mobilité de la main-d’oeuvre, tant
en ce qui touche ses marchés et secteurs économiques que sur
la protection de notre langue. Il est le mieux placé pour
agir, dans le respect de la spécificité québécoise et de
notre intérêt national. Qu’Ottawa débarque un matin, se
saisisse d’une entente, la déchire ou la réécrive comme bon
lui semble sans égard à ceux qui ont signé cette entente,
est non seulement inacceptable, mais va à l’encontre des
intérêts des Québécois », s’indigne
le député de Bécancour –
Nicolet – Saurel – Alnôbak.
L’entente Canada-Québec sur le développement de la
main-d'oeuvre permet au Québec de mettre en oeuvre ses
propres programmes de formation et d'emploi, développés en
fonction des priorités du Québec et en concordance avec les
besoins des différents secteurs de l’économie québécoise.
« Le gouvernement fédéral
retourne chaque année trois milliards de dollars aux
provinces et territoires pour la formation de la
main-d’oeuvre. Il n’est pas plus acceptable qu’Ottawa verse
des sommes supplémentaires aux provinces qui répondent à ses
demandes que de pénaliser celles qui refusent. C’est
clairement du chantage financier à l’égard du Québec, et
c’est très grave », avise
le député Plamondon.
« C’est quoi la différence entre
dire qu’on va verser l’argent à ceux qui font ce qu’on
demande plutôt que de dire qu’on ne le versera pas à ceux
qui ne font pas ce qu’on veut ? Il n’y en a pas, c’est du
chantage pur et simple. On n’acceptera jamais qu’Ottawa
mette un prix sur ce qui relève de la compétence du Québec.
C’est ça, le pouvoir fédéral de dépenser : du chantage pour
acheter notre autonomie avec notre argent »,
conclut M. Louis Plamondon.
Bureau du député Louis Plamondon |