Le caractère distinct du cinéma québécois requiert des politiques
cinématographiques adaptées
Ottawa, le jeudi 5 juin 2008 – Parce que la culture québécoise a une identité
propre qui la différencie de la culture canadienne, le député de Verchères—Les
Patriotes, Luc Malo, a déposé le projet de loi C-557, Loi modifiant la Loi sur
Téléfilm Canada (œuvres audiovisuelles québécoises), à la Chambre des communes. « Le projet de loi de mon collègue vise à modifier les programmes
de Téléfilm Canada afin que cet organisme reconnaisse le caractère distinct du
cinéma québécois, dont la maturité, le niveau de développement, le contenu et le
style sont différents de sa contrepartie canadienne, en prévoyant, notamment, la
présence d’au moins deux membres québécois au sein du conseil d’administration de
Téléfilm Canada. De telles différences ne peuvent simplement être gommées et
étouffées : elles doivent être reconnues, et les programmes de Téléfilm Canada,
modifiés en fonction de cette reconnaissance », a indiqué le député de
Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour, Louis Plamondon.
Consensus au sein de l’industrie cinématographique
« Dans l’industrie cinématographique, il y a consensus sur la question, tant au
Canada qu’au Québec : les disparités entre les industries cinématographiques
québécoise et canadienne sont immenses. L’Association canadienne des distributeurs
et exportateurs de films, entre autres, reconnaît cet état de fait et a déjà
recommandé que les marchés canadiens et québécois soient examinés séparément, en
fonction de leurs besoins respectifs. Le cinéma québécois a plusieurs longueurs
d’avance sur le cinéma canadien, qui ne fait que commencer à s’implanter. Il est
donc tout à fait normal que ses besoins ne soient pas les mêmes, et les objectifs
des politiques cinématographiques canadiennes, bien souvent, sont déjà atteints et
dépassés depuis longtemps par l’industrie québécoise », a poursuivi le député.
Pour une reconnaissance concrète de la nation québécoise
Le député du Bloc Québécois insiste sur le fait que ce projet de loi est une
occasion pour les conservateurs de passer de la parole aux actes, eux qui ont
reconnu l’existence de la nation québécoise. « Reconnaître la nation québécoise,
ça signifie forcément reconnaître sa culture, et par extension, son cinéma, qui en
est l’un des plus importants vecteurs. S’ils ne veulent pas appuyer notre projet
de loi, les conservateurs auront prouvé une fois pour toutes que cette
reconnaissance n’était rien d’autre qu’une tactique électoraliste visant à faire
taire les prétentions des Québécoises et des Québécois », a conclu Louis Plamondon.
Renseignements : Bureau du député Louis Plamondon |
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