Demande d’aide d’urgence pour Levinoff-Colbex
« Le Ministre RITZ doit lui aussi mettre la main à la pâte »
– Louis Plamondon
Ottawa, le jeudi 5 juin 2008 – « Les difficultés qui affligent l’industrie de
l’abattage et qui forcent une entreprise comme Levinoff-Colbex, le dernier
abattoir de l’Est du Canada, à réclamer d’urgence une aide du gouvernement
fédéral, sont la conséquence directe de la mauvaise gestion du fédéral dans le
dossier des bovins de réforme. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement la survie d’une
entreprise qui est menacée, mais celle de toute l’industrie de l’abattage au
Québec », a lancé le député de Bas-Richelieu--Nicolet--Bécancour, Louis Plamondon.
« Les conséquences de l’inaction du gouvernement pourraient être absolument
dévastatrices. Le gouvernement du Québec aurait déjà promis qu’il investirait 19
millions de dollars pour sauver Levinoff-Colbex, les producteurs pour leur part
ont décidé d’injecter plus de 30 millions de dollars. Le ministre Ritz ne doit
plus attendre pour mettre la main à la pâte et apporter à Levinoff-Colbex l’aide
réclamée», a ajouté le député du Bloc Québécois.
Une industrie en mutation
« Il faut comprendre que le visage de l’industrie de l’abattage a subi de
multiples transformations ces dernières années, principalement en raison de la
crise de la vache folle. Les nouvelles règlementations fédérales font en sorte que
l’abattage est beaucoup plus complexe et coûteux et ont porté un dur coup à cette
industrie. Ainsi, si l’usine de Levinoff-Colbex devait fermer, les producteurs,
qui ne peuvent pas exporter vivants les bovins de réforme, n’auraient nulle part
où faire abattre leurs bêtes, ce qui serait pour eux absolument catastrophique ».
La responsabilité du fédéral
« Le gouvernement fédéral ne peut pas, du même souffle, rendre les règles plus
contraignantes, puis refuser d’aider l’industrie à s’y adapter. L’inaction des
conservateurs quant à l’imposition des normes de réciprocité avec les États-Unis
en ce qui concerne les matières à risques spécifiés (MRS) a déjà causé la
fermeture d’un abattoir en Ontario. Le gouvernement fédéral, qui a refusé d’aider
les producteurs à s’organiser en 2006, doit reconnaître son erreur et cette fois
aider Levinoff-Colbex », a conclu Louis Plamondon.
Renseignements : Bureau du député Louis Plamondon |
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