Bilan de la dernière session parlementaire
« LA SESSION AURA ÉTÉ MARQUÉE PAR L’ABSENCE DE LEADERSHIP
DES CONSERVATEURS ET D’IMPORTANTS PROBLÈMES D’ÉTHIQUE »
– Louis Plamondon
Ottawa, le mercredi 4 juin 2008 – «Les conservateurs se présentaient comme les
champions de l’éthique du temps qu’ils étaient dans l’opposition, mais c’est
plutôt à un gouvernement marqué par son absence de leadership et continuellement
embourbé dans les scandales auxquels on a eu droit au cours de la dernière année
parlementaire», a déclaré le député de Bas-Richelieu–Nicolet—Bécanour, Louis
Plamondon.
Le député du Bloc Québécois constate que la propension de Stephen Harper à tout
contrôler n’aura pas préservé son parti des impairs de plusieurs membres de son
équipe. Pis encore, le premier ministre lui-même et certains employés de son
cabinet se sont retrouvés au centre de plusieurs affaires qui réclament toujours
de sérieux éclaircissements.
Le cas de Maxime Bernier
«Le premier ministre nous a fourni un exemple peu glorieux de sa mauvaise foi, ou,
dans le meilleur des cas, d’une irresponsabilité flagrante, après qu’on eut appris
les relations de son ex-ministre des Affaires étrangères avec Julie Couillard, une
femme qui a fréquenté différents membres du crime organisé», a rappelé Louis
Plamondon
«Stephen Harper a mené la dernière campagne électorale en réclamant des mesures
plus sévères pour accroître la sécurité. Or, jusqu’ici, il a tenté chaque fois de
traiter la relation de son ex-ministre comme si la Chambre des communes
s’immisçait dans la chambre à coucher des membres de son cabinet. Or, on sait très
bien que ce ne sont pas les histoires de cœur de Maxime Bernier qui intéressent
les membres du Parlement, mais bien la menace que pose à la sécurité le fait
qu’une relation très proche des groupes mafieux et des groupes de motards
criminels ait eu accès à des documents jugés secrets. Le Bloc Québécois cherche
toujours à savoir si les enquêtes qui s’imposent ont été menées comme il se doit,
mais le premier ministre ne fait que nier l’évidence. Dans le cas actuel, on a
affaire ou bien à un premier ministre d’une naïveté sans commune mesure – ce dont
je doute – ou bien alors à quelqu’un qui cherche à couvrir l’incompétence et la
négligence de son gouvernement», a relaté le député.
De nombreux autres ratés
« De sérieuses questions se posent également sur le sens des responsabilités
affiché par le premier ministre dans des histoires comme les affaires Cadman,
Brodie Soudas-Housakos ou encore Mulroney-Schreiber. On attend toujours des
réponses concernant les allégations voulant que certains membres de la garde
rapprochée du premier ministre aurait tenté d’acheter l’appui de l’ancien député
feu Chuck Cadman ou encore concernant l’intervention de l’adjoint du premier
ministre, Dimitri Soudas, pour favoriser les transactions du collecteur de fonds
du Parti conservateur, Léo Housakos. Même mutisme de la part des conservateurs
concernant les fuites du chef de cabinet Ian Brodie. Quant aux allégations
sérieuses pesant sur l’ancien premier ministre conservateur Brian Mulroney,
Stephen Harper n’a toujours pas donné suite à sa promesse de commander une enquête
publique. Le comité avait pourtant soulevé des doutes justifiant amplement de
passer à une enquête publique qui permette de faire toute la lumière», a toujours
rappelé monsieur Plamondo
«On se rappellera par ailleurs que le Parti conservateur s’est indigné à l’époque,
et à juste titre, des malversations des libéraux en vertu du programme des
commandites. Or, l’enquête ouverte par Élections Canada concernant la tentative de
contournement des plafonds des dépenses électorales, dans l’affaire des "in and
out", nous disent qu’ils n’ont pas tardé à démontrer que les contribuables ne
peuvent davantage leur faire confiance. Même chose concernant les généreux
contrats octroyés par le ministre Jim Flaherty pour la rédaction de ses discours,
ou encore pour l’intervention de John Baird dans la course à la mairie à Ottawa»,
a-t-il poursuivi.
Le Bloc Québécois a mené plusieurs combats
Le député Bas-Richelieu–Nicolet—Bécanour a rappelé que le Bloc Québécois pour sa
part a rempli avec le zèle qui l’a toujours caractérisé le mandat que lui ont
confié les Québécoises et les Québécois de défendre avec acharnement les intérêts
du Québec à Ottawa.
«Le Bloc Québécois a travaillé très dur pour faire reconnaître la nation
québécoise à Ottawa et nous avons remporté une manche importante en forçant le
premier ministre à reconnaître du moins verbalement la nation du Québec. Nos
efforts sont maintenant portés à faire en sorte que cette reconnaissance se
traduise dans les gestes. Nous avons notamment mené le débat pour qu’Ottawa
reconnaisse enfin la primauté de la Loi 101 sur le Code canadien du Travail dans
les entreprises sous juridiction fédérale au Québec».
«De plus, le projet de loi C-445, qui vise à créer un crédit d’impôt remboursable
pour la perte de revenu de retraite, chemine à la Chambre des communes. Le projet
de loi a en effet été voté en première lecture en mai dernier à Ottawa. J’ai
participé à l’élaboration de ce projet de loi. J’espère que les conservateurs
changeront leur fusil d’épaule pour la 3e lecture prévue en novembre prochain. Il
est en effet important d’instaurer rapidement de telles mesures afin de venir en
aide, entre autre, aux retraités des Aciers Inoxydables Atlas», a continué Louis
Plamondon.
« Nous avons également fait de l’aide indispensable aux secteurs manufacturier et
forestier un enjeu incontournable du dernier budget fédéral et nous avons harcelé
sans relâche le gouvernement pour qu’il rende enfin justice aux aînés qui ont été
floués en vertu de la mauvaise gestion du programme de Supplément de revenu
garanti. Enfin, nous nous sommes fait la voix de la large majorité des Québécoises
et des Québécois sur les questions touchant l’environnement. L’entrée en activité
de la Bourse du carbone, vendredi, démontre la pertinence de notre action mais il
reste encore bien du chemin à faire puisque le plan conservateur ne tient pas la
route. Bref, contrairement aux conservateurs de Stephen Harper, le Bloc Québécois
a encore une fois pleinement livré la marchandise », a Bas-Richelieu–Nicolet—Bécanour.
Renseignements : Bureau de Louis Plamondon
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