Lutte aux algues bleues
Le Bloc Québécois veut interdire les phosphores
dans les détergents à lave-vaisselle et à lessive
- Louis PlamondonOttawa, 25
octobre 2007 – Devant l’inaction des conservateurs, le Bloc
Québécois a déposé un projet de loi en vue d’interdire le
phosphate dans les détergents à lavevaisselle et à lessive. «
Notre projet de loi vise à modifier la Loi canadienne sur
la protection de l’environnement pour interdire la
fabrication, la vente ou l’importation de détergents à lessive
ou à vaisselle qui contiennent des phosphores. Le problème des
algues bleues est de plus en plus important et Ottawa doit
prendre les mesures qui s’imposent pour le résorber », a
affirmé le député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour et
président du caucus du Bloc Québécois, Louis Plamondon.
Nous demandons à Ottawa d’agir
dans le champ de compétence qui est le sien pour préserver la
santé de nos lacs. Il faut qu’il entende notre requête afin
qu’un impact valable soit exercé sur les fabricants pour les
forcer à modifier leurs pratiques. L’adoption de normes
similaires par Ottawa, en ce qui a trait à la fabrication de
savons à lessive et de détergents à lave-vaisselle, sera de
nature à contraindre les fabricants de ces produits à
s’adapter, sans quoi ils ne pourront écouler leur marchandise
au Québec et au Canada. Comme ce marché représente une manne
importante pour eux, les fabricants seront beaucoup plus
susceptibles d’offrir un produit conforme aux nouvelles normes
québécoises et canadiennes. D’ailleurs, la ministre québécoise
de l’Environnement a pressé le gouvernement fédéral de changer
son règlement pour augmenter l’effet commercial de
l’interdiction du phosphore, et ainsi renforcer la législation
dont le Québec entend se doter.
Ottawa a le pouvoir d’agir et
doit appuyer le projet de loi du Bloc Québécois afin d’établir
un consensus clair sur la question du phosphore dans les
détergents. L’observation des lacs atteints par les
cyanobactéries prouve que l’activité domestique est l’une des
causes de ce problème qui prend de plus en plus d’ampleur. «
C’est la santé de nos lacs qui est en cause, et, par
extension, celle de toute la population », a conclu Louis
Plamondon.
Renseignements: Bureau du député Louis
Plamondon