Changements climatiques
« Le GIEC nous démontre encore
une fois que le Gouvernement Harper ne répond pas aux
préoccupations des scientifiques » -
Louis Plamondon
Ottawa, 26 novembre 2007 – Ottawa, le mercredi
28 novembre 2007 – « Le Bloc Québécois s’oppose à la politique
du tout-à-la-dette préconisée par les conservateurs pour les
11,6 milliards $ de surplus prévus en 2007-2008. Au Québec,
des milliers de personnes âgées et des travailleurs ont été
privés du minimum financier nécessaire pour assurer leur
dignité, et des pans entiers de l’économie, particulièrement
l’industrie manufacturière et le secteur forestier, sont
fragilisés », a déclaré aujourd’hui le chef du Bloc Québécois,
Gilles Duceppe.
« Il est temps d’agir, et c’est pourquoi le
Bloc Québécois met de l’avant cinq propositions responsables
pour répondre à des besoins immédiats des Québécoises et des
Québécois, tant sur les plans individuel que collectif », a
poursuivi le chef du Bloc Québécois, accompagné du président
du caucus du Bloc Québécois et député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour,
Louis Plamondon.
Pour les aînés : 3,1 milliards $
Le député, Louis
Plamondon, souligne qu’il en
coûterait 3,1 milliards $ pour créer une fiducie permettant à
Ottawa de rembourser la pleine rétroactivité des montants dont
les aînés ont été floués en raison de la mauvaise gestion du
programme de Supplément du revenu garanti (SRG).
« En reniant sa parole, Stephen Harper a agi de
la pire des façons au détriment des gens les plus vulnérables
de notre société. Dans l’opposition, les conservateurs avaient
promis de rembourser la pleine rétroactivité aux personnes
âgées. Maintenant, il les laisse tomber. Dans bien des cas, la
venue des temps froids vient ajouter à la précarité de la
situation financière de plusieurs aînés. La hausse des frais
de chauffage, combinée à la nécessité de s’acheter des
vêtements chauds, ne serait-ce que pour renouveler leurs
bottes, constitue tout un casse-tête que cet argent qui leur
est dû contribuerait à résoudre », a expliqué Louis
Plamondon.
« Ces gens ressentent un sentiment d’injustice,
parce que l’argent du SRG leur appartient. Ils se disent que
si eux devaient de l’argent au gouvernement fédéral, ce
dernier prendrait rapidement les moyens pour le récupérer dans
son intégralité. Comment justifier alors ce refus du
gouvernement Harper? Le Bloc Québécois considère que ces 3,1
milliards $ appartiennent aux aînés et que les surplus doivent
être en partie utilisés afin de leur rendre justice », a lancé
Louis Plamondon,
rappelant que son collègue député d’Alfred-Pellan, Robert
Carrier, déposera au cours des prochains jours un projet de
loi prévoyant notamment le paiement rétroactif des sommes non
versées au chapitre du SRG.
Pour les travailleurs : 1,5 milliard $
Le chef du Bloc Québécois rappelle par ailleurs
que le gouvernement Harper poursuit le pillage des surplus de
la caisse d’assurance-emploi. C’est pourquoi le Bloc Québécois
propose de placer une somme de 1,44 milliard $ dans un fonds
spécial en attendant la création d’une caisse autonome.
« Encore une fois, il s’agit d’argent qui
appartient aux travailleuses et aux travailleurs. Le Bloc
Québécois propose donc de mettre cet argent de côté pour qu’il
soit utilisé à des fins légitimes, c’est-à-dire en cas de
coups durs à l’assurance-emploi, ou pour offrir des
bonifications au régime, a expliqué Gilles Duceppe. Par
ailleurs, nous estimons qu’un montant de 60 millions $ devrait
être investi dans la création d’un programme de soutien au
revenu pour les travailleurs âgés, une initiative réclamée au
Québec depuis la fin du défunt PATA. Ce sont les travailleuses
et les travailleurs âgés qui ont été le pilier de notre
économie durant toute leur vie. Nous avons un engagement moral
envers eux et le Bloc Québécois estime que cet engagement doit
être honoré. »
Pour l’économie manufacturière : 2 milliards $
« Nous proposons qu’un montant de deux
milliards $ soit consacré à l’économie manufacturière et qu’il
soit réparti comme suit : 500 millions $ pour la création d’un
fonds destiné à remplacer le Partenariat technologie Canada
pour la recherche et le développement, et 1,5 milliard $ pour
offrir des contributions remboursables aux entreprises
désireuses d’acheter de nouveaux équipements. Une telle
initiative est essentielle pour permettre à nos entreprises de
demeurer concurrentielles, de préserver les emplois actuels et
de diversifier leurs activités », a commenté Gilles Duceppe.
Pour les régions affectées par la crise
forestière : 1 milliard $
« Un fonds d’un milliard $ devrait offrir un
sérieux coup de pouce aux entreprises touchées par la crise
forestière en leur permettant de trouver un second souffle par
le biais de la transformation à valeur ajoutée. Le Bloc
Québécois propose en outre d’en offrir la maîtrise d’oeuvre à
Québec et aux provinces, selon le modèle du programme initial
d’infrastructures », a précisé le chef du Bloc Québécois.
Pour l’environnement : 1 milliard $
« L’environnement constitue l’une des
principales préoccupations des Québécoises et des Québécois,
et c’est pourquoi le Bloc Québécois juge que les conservateurs
doivent mettre fin à leur inaction. Ottawa doit profiter de
ses surplus pour annoncer dès maintenant des mesures
constructives à cet égard. Nous suggérons donc la création
d’un fonds subventionnaire d’un milliard $ accessible à la
population afin d’accroître l’utilisation d’électroménagers à
haut rendement énergétique », a poursuivi le chef du Bloc
Québécois.
Pour la dette : 3 milliards $
Le député de Bas-Richelieu—Nicolet—Bécancour,
Louis Plamondon,
a enfin souligné qu’un remboursement annuel de l’ordre de 3
milliards $ serait amplement suffisant pour permettre au
gouvernement fédéral d’atteindre les objectifs qu’ils s’était
fixés en 2004-2005 de faire passer à 25 % en 10 ans le ratio
de la dette au PIB.
« Le Bloc Québécois croit que le remboursement
de la dette est une bonne chose, en autant qu’Ottawa le
pratique avec discernement. À raison d’un remboursement annuel
de 3 milliards $, l’objectif de 25 % en 10 ans du ratio de la
dette au PIB sera atteint avant l’échéance fixée, soit dès
2011-2012. Il n’est donc pas nécessaire d’accélérer le
remboursement de la dette en y affectant 10 milliards $ des
surplus de cette année, tel que le projettent les
conservateurs », a-t-il expliqué.

Un débat est nécessaire
« Du temps qu’ils étaient dans l’opposition,
les conservateurs n’ont jamais cessé de dénoncer les pratiques
des libéraux qui sous-estimaient systématiquement l’ampleur
des surplus afin de les transférer au remboursement de la
dette. Mais depuis qu’ils sont au pouvoir, ils ont adopté les
mêmes pratiques antidémocratiques afin de tromper la
population. Cette année encore, les conservateurs ont annoncé
des surplus de 3,4 milliards $ lors de leur budget printanier,
alors que nous nous dirigeons en vérité vers des surplus de
l’ordre de 11,6 milliards $ et qu’ils ont prévu d’en verser 10
milliards $ à la dette, sans débat », a repris Louis
Plamondon.
« En fait, depuis dix ans, les gouvernements
libéral et conservateur ont versé un total de 95 milliards $ à
la dette, un montant colossal qui a été alloué sans jamais que
ces fonds ne soient soumis à un débat à la Chambre des
communes. Il faut en débattre, et c’est pourquoi le Bloc
Québécois émet des propositions concrètes pour lancer
l’exercice dès cette année au sujet des surplus de 11,6
milliards $ qui seront enregistrés », a-t-il conclu.
Renseignements: Bureau
de Louis Plamondon